Soft skills : des travailleurs handicapés en situation de compétences !

Mar 11, 2022 | Article

Les diplômes d’études certifient que l’on a acquis du savoir et une formation. Mais quand ils ont été obtenus il y a dix, vingt, trente ans, est-ce encore crédible ?

Les enseignements ont eu le temps d’évoluer et ce qui était valable auparavant ne l’est plus forcément aujourd’hui. La pratique, l’expérience et la formation continue sont un complément fondamental. L’empathie, l’esprit d’équipe, l’humour, la ponctualité, la concentration, la patience ou encore l’écoute ne s’apprennent pas dans les manuels. On les qualifie de soft skills. Pas de diplôme qui atteste qu’on a du « savoir-être » ! C’est pourtant essentiel, en entreprise comme ailleurs, pour le bien de tous. Dans l’esprit de certains employeurs, les compétences comportementales sont aussi importantes que la technicité et cette tendance ne fait que progresser.

Quand, après un accident de la vie, des médecins disent à une personne qu’elle ne marchera plus mais que, après une rééducation acharnée, elle parvient à tenir debout, cela forge un tempérament ! De par leurs histoires, leurs vécus, leur force d’être, les travailleurs en situation de handicap ont développé au fil de leur parcours des compétences et des aptitudes personnelles que beaucoup leur envient. Le handicap peut révéler des ressources supplémentaires. Inspirants et enrichissants, ces soft skills peuvent donner lieu à des leçons de vie, des temps de discussion, des témoignages qui marquent durablement et auxquels on peut se référer quand on se retrouve soi-même en difficulté.

Les travailleurs en situation de handicap peuvent apporter des garanties importantes par leur forte motivation et leur volontarisme pour développer des compétences et assurer des performances. Souvent en recherche d’autonomie, avec un esprit créatif et tenace, c’est assurément un atout dont ne disposent pas tous les salariés. 

Une personne en situation de handicap physique peut, par exemple, avoir décuplé la dextérité de ses mains pour compenser le reste. Concernant une personne autiste, un employeur peut compter sur sa ponctualité, son attention aux détails, sa capacité à mémoriser et à se concentrer sur les missions à réaliser.

Il est très important que les travailleurs en situation de handicap identifient leurs compétences de « savoir faire » et de « savoir être » au-delà de leurs formations académiques et leurs diplômes. Cela leur permet de mieux les partager lors d’un entretien d’embauche. Pour cela, un exercice simple peut être réalisé : questionner l’entourage, se remémorer les moments de vies personnelle et professionnelle, les succès, les fiertés …). Les référents handicap pourront ainsi les valoriser dans la phase d’accompagnement à l’intégration.

personnes discutant

Les compétences issues des parcours aux couleurs de la diversité, assurent complémentarité et cohérence dans les profils recrutés par une entreprise. En valorisant son capital humain, elle génère ainsi de la stabilité. Ça peut faire toute la différence !